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Connaître et maîtriser les risques des nanoparticules, qu'elles soient d'origine naturelle, anthropique ou produites intentionnellement

Emeric Frejafon

Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques

Delphine Chareyron

Conférence donnée dans le cadre de la journée de formation « FormaSciences » sur le thème : Sciences et prévention des risques, à l'IFE, ENS de Lyon.

Cette journée de formation pluridisciplinaire est adressée aux professeurs des Sciences physiques et chimiques et des Sciences de la Vie et de la Terre des lycées et colléges. En partenariat avec l'inspection pédagogique régionale de PC et de SVT de l'académie de Lyon.

01/04/2015


Une conférence de Emeric Frejafon, chercheur à l'« Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques ».

Les nanoparticules, nanotubes, nanofils ou nanofeuillet sont reconnus comme les moteurs de l’innovation industrielle. Ces nano-objets, qu’ils soient d’une, deux ou trois dimensions externes inférieures à 100 nm, sont en effet au coeur d’enjeux industriels majeurs dans de très nombreux secteurs. On citera les nano-vecteurs à des fins thérapeutique et diagnostique, la nanostructuration de surface ou en masse afin de conférer des propriétés nouvelles à des matériaux existants (un plastique conducteur électrique ou thermique, une surface autonettoyante ou dépolluante), la conception de nouveaux produits dotés de propriétés spécifiques (filtre solaire, biocide, quantum-dots) ou bien encore la miniaturisation des technologies actuelles (électronique, batterie). Cela soulève des enjeux de maîtrise des risques qui nécessite parfois, d’adapter les outils et méthodes déjà en place, mais également de devoir parfois réassimiler la phénoménologie, déterminer et comprendre les nouveaux mécanismes d’action, quantifier la dose ou l’effet avec une métrique adaptée pour in fine être à même de pouvoir en maîtriser les risques.

Pourtant, la société est déjà largement exposée à des nano-objets dont les origines peuvent être naturelles (combustion de biomasse, éruptions volcaniques, nucléation et agglomération d’émissions de polluants organiques biogéniques etc.) ou anthropiques (émissions industrielles, transport, chauffage individuel ou collectifs..). Or, jusqu’à ce jour, le suivi des expositions des populations aux particules microniques et sub-microniques se fait par gravimétrie, donc sur une métrique non spécifique de la taille nanométrique. De même, la relation entre la dose et l’effet se fonde sur des connaissances issues des substances chimiques d’une part et des objets microniques d’autre part. Or, il a été montré que les voies d’expositions peuvent être spécifiques de la gamme nanométrique, du fait de la capacité de passage des barrières biologiques ou par réactivité en fonction du milieu environnant.

L’objet de l’intervention portera sur la connaissance des risques des substances chimiques à l’état nanométrique, en partant de la pollution environnementale (particules microniques et ultra-fines) pour aller ensuite au coeur des risques émergents et notamment les nanotechnologies avec in fine le besoin de différencier l’un de l’autre.

La conférence :

Pour voir en ligne le film de la conférence, synchronisé avec les diapositives et le plan de la conférence : « Connaître et maîtriser les risques des nanoparticules, qu'elles soient d'origine naturelle, anthropique ou produites intentionnellement » (durée : 52 min).