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Un voyage vers le soleil

Un article du Journal du CNRS sur la sonde Parker Solar Probe dont l'objectif est d'étudier le soleil.

Le 4 août 2018, la Nasa lancera depuis la Floride le satellite Parker Solar Probe. L’objectif de cette mission audacieuse ? Plonger dans la couronne solaire, cette sorte « d’atmosphère » qui s’étend jusqu’à plusieurs millions de kilomètres de la surface et qui forme le fameux halo blanc visible sur les clichés d’éclipse.

La sonde avancera à pas prudents vers l’étoile. Après l’avoir frôlée une première fois à l’automne, elle effectuera autour d’elle une série de révolutions de forme elliptique, la plus proche l’amenant à 6 millions de kilomètres de la surface (seulement 8,8 rayons solaires). Là, elle sera aux premières loges pour résoudre deux grands mystères de l’astrophysique. Les quatre instruments qu’elle emporte, auxquels ont contribué plusieurs laboratoires français liés au CNRS, fourniront des informations inédites, d’une part sur le plasma solaire, cette mélasse de particules et de champs électromagnétiques qui compose la couronne, d’autre part sur l’origine du vent solaire.

« La sonde va nous aider à répondre à l’un des grands secrets du Soleil : l’origine du chauffage de la couronne, commente Thierry Dudok de Wit, du Laboratoire de physique et chimie de l’environnement et de l’espace, à Orléans. La surface du Soleil atteint 6 000 °C  et pourtant, quand on s’éloigne de la surface, elle monte à plusieurs millions de degrés. Comme si vous vous éloigniez d’un feu de cheminée et que l’air se réchauffait ! ».

Si Parker Solar Probe est avant tout un outil de recherche fondamentale, les données récoltées par la sonde devraient contribuer à mieux évaluer les menaces du vent solaire. Mais « étudier le vent solaire présente également un intérêt en planétologie, rappelle Milan Maksimovic. Les planètes, les comètes et les astéroïdes sont tous soumis à son influence. C’est lui qui, par exemple, en érodant la surface de la Lune, a réduit en poussières son sol au départ solide. C’est lui encore qui, en pelant l’atmosphère de Mars, a fait s’évaporer les océans de la planète et fait disparaître la vie qu’elle abritait peut-être ».

Lire l'article en entier sur le site du Journal du CNRS

soleil-CNRS.jpg Vue d’artiste de la sonde Parker Solar Probe approchant du Soleil. Crédit : NASA/Johns Hopkins APL/Steve Gribben